Pompe à chaleur : déductibilité fiscale et avantages en 2025

15 000 euros. Ce n’est pas une estimation, ni une moyenne, mais le plafond strict qui encadre le cumul des aides à l’installation d’une pompe à chaleur. Malgré la multiplication des dispositifs ces dernières années, les règles restent tranchantes : les déductions fiscales ciblent uniquement les résidences principales datant de plus de deux ans. Avec la refonte du crédit d’impôt en 2024, les équipements hybrides sont désormais écartés dans plusieurs situations bien précises.

Les modalités d’accès diffèrent selon la nature du logement, le niveau de revenus et la composition du foyer. Les montants varient aussi selon la pompe à chaleur choisie et la zone géographique.

Panorama 2026 : quelles aides fiscales pour l’installation d’une pompe à chaleur ?

En 2026, le cadre des aides fiscales pour l’installation d’une pompe à chaleur en France s’affine et s’étoffe encore. La dynamique de transition énergétique et la rénovation du parc immobilier continuent d’orienter les politiques publiques, avec la volonté nette d’accélérer la diffusion de systèmes plus sobres et moins polluants.

Au cœur de ce dispositif, la déductibilité fiscale reste le levier central. Plusieurs options s’offrent à celles et ceux qui se lancent dans des travaux de rénovation énergétique :

  • Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) : réservé aux résidences principales achevées depuis plus de deux ans, désormais centré sur les pompes à chaleur air/eau et eau/eau, avec une exclusion pour certains modèles hybrides.
  • TVA réduite à 5,5 % : applicable tant sur l’installation que sur la fourniture, à condition que le logement ait au moins deux ans d’ancienneté.
  • MaPrimeRénov’ : cette aide de l’Anah, qui peut s’additionner au crédit d’impôt, s’ajuste aux ressources du foyer et à la performance atteinte.

Des plafonds stricts s’appliquent : le total des aides ne doit jamais dépasser 15 000 euros par projet, ce montant étant réévalué régulièrement. L’intérêt national pour la rénovation énergétique se traduit aussi par un contrôle renforcé sur la qualité des équipements et le respect des normes. Seules les pompes à chaleur conformes aux critères de performance définis par la réglementation donnent droit à ces avantages.

L’intervention d’un installateur RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) reste incontournable. Il faut un devis précis, la preuve d’une installation réalisée dans les règles, et l’intégration dans une démarche cohérente d’amélioration du logement pour ouvrir droit aux aides fiscales à l’installation pompe chaleur en 2026.

MaPrimeRénov’, crédit d’impôt, TVA réduite : tour d’horizon des dispositifs existants

Depuis 2020, MaPrimeRénov’ fédère les ambitions nationales en matière de rénovation énergétique. Accessible à tous les propriétaires, qu’ils occupent leur logement ou le mettent en location, ce dispositif cible spécifiquement l’installation d’une pompe à chaleur. Le montant de l’aide dépend du revenu fiscal de référence et des caractéristiques du logement. Plus la performance visée est élevée, plus la prime s’ajuste. En 2025, MaPrimeRénov’ peut grimper jusqu’à 11 000 euros pour une pompe à chaleur air/eau, sous réserve de faire appel à un artisan Reconnu garant de l’environnement (RGE).

Le crédit d’impôt transition énergétique reste ouvert à certains profils. Les propriétaires bailleurs ou les foyers dont les revenus se situent dans l’entre-deux peuvent recourir à ce levier fiscal. Le crédit d’impôt s’applique sur le montant des travaux, dans la limite de 75 % des dépenses éligibles, et permet ainsi de réduire nettement la facture.

La TVA réduite à 5,5 % s’ajoute à ces dispositifs. Elle concerne tous les logements de plus de deux ans, aussi bien pour l’achat que l’installation, ce qui représente une économie non négligeable sur des équipements comme les pompes à chaleur.

D’autres leviers viennent compléter cette panoplie : la prime énergie (CEE) distribuée par les fournisseurs, ou encore l’éco-prêt à taux zéro pour financer le reste à charge. Le cumul de ces solutions permet d’optimiser la déduction fiscale et d’accélérer la modernisation énergétique des logements.

Qui peut en bénéficier et sous quelles conditions ?

La déductibilité fiscale pour l’installation d’une pompe à chaleur s’adresse à une large palette de profils, mais chaque dispositif pose ses propres exigences. MaPrimeRénov’ privilégie les foyers aux revenus modestes ou très modestes, avec des subventions modulées selon le revenu fiscal de référence. Les logements concernés doivent être des résidences principales achevées depuis plus de deux ans. Propriétaires occupants ou bailleurs : tous peuvent déposer un dossier, à condition de suivre la procédure officielle.

Pour bénéficier du crédit d’impôt, le logement doit être en France et servir de résidence principale. Les travaux doivent impérativement être réalisés par une entreprise Reconnu garant de l’environnement (RGE). Ce label fait figure de sésame : sans lui, ni réduction fiscale, ni prime énergie ne sont possibles.

L’éligibilité à l’aide suppose également un devis détaillé validé avant l’entame du chantier. Cette exigence vaut pour MaPrimeRénov’ comme pour le crédit d’impôt. Les pompes à chaleur air/eau, géothermiques ou hybrides sont concernées, à l’exception des modèles air/air.

Voici les principales conditions à réunir pour ouvrir droit aux différentes aides :

  • Logement terminé depuis au moins deux ans
  • Travaux menés par un professionnel RGE
  • Respect des plafonds de ressources fixés par l’ANAH pour MaPrimeRénov’
  • Dossier complet comprenant devis, factures et attestations

Le cumul des aides reste accessible, dès lors que le montant total ne dépasse pas les dépenses engagées. Cette logique vise à démocratiser la rénovation énergétique et à rendre le parc immobilier plus performant.

Femme d affaires examine factures dans une cuisine moderne

Montants, démarches et conseils pour profiter pleinement des avantages fiscaux

Le montant des aides pour l’installation d’une pompe à chaleur dépend du type d’appareil, de la nature des travaux et du niveau de revenu du foyer. En 2025, MaPrimeRénov’ peut aller jusqu’à 9 000 € pour une pompe à chaleur géothermique, tandis que les solutions air/eau ouvrent droit à une aide comprise entre 2 000 et 4 000 €. Le crédit d’impôt ne se cumule plus avec MaPrimeRénov’, mais il reste ouvert à certains profils ou travaux spécifiques.

Pour lancer un projet de rénovation énergétique, il est recommandé de solliciter plusieurs devis auprès d’installateurs certifiés Reconnu garant de l’environnement (RGE). Ce label conditionne l’accès à la déduction fiscale et assure la conformité des installations. Une étude thermique préalable permet d’adapter la puissance et d’optimiser la performance de l’équipement.

Voici les principales étapes à suivre pour maximiser vos chances de bénéficier des aides :

  • Constituez un dossier solide avec devis, factures et attestation RGE.
  • Déposez votre demande d’aide en ligne via le portail officiel MaPrimeRénov’.
  • Ne lancez les travaux qu’après validation administrative du dossier.

L’éco-prêt à taux zéro complète souvent le financement et permet d’alléger la charge qui reste à payer. D’un point de vue fiscal, la TVA réduite à 5,5 % s’applique d’office aux logements anciens, ce qui fait baisser la facture. Un suivi méthodique des démarches et la conservation de tous les justificatifs facilitent l’accès aux avantages fiscaux et sécurisent l’investissement dans la transition énergétique.

Au bout du compte, c’est toute la maison qui respire mieux, et le portefeuille aussi, preuve que performance énergétique et soutien public peuvent, pour une fois, marcher main dans la main.

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